Histoire des villes
  
Histoire des villes
 

ULAN BATOR

La capitale mongole actuelle fut établit en 1639 et fut appelé Örgöö. Elle était situé à 420 km de son emplacement actuelle, dans la province de Arkhangaï. Cette situation correspondait à l’endroit où était le monastère de Da Khuree, résidence de Zanabazar (5 ans), qui fut nommé à la tête du bouddhisme en Mongolie vers 1649. Le monastère fut détruit au cour du 18ème siècle par les Dzoungars (Jüngar, des Mongols occidentaux). Puisque toutes les habitations de la capitale était constituée de tentes de feutre (yourtes) le campements ainsi que le monastère se déplaça le long des rivière Orkhon, Selenge and Tuul entre les année 1719 à 1778. C’est à cet moment que la capitale fut établit à son endroit actuelle. Les noms qu’elle reçut furent nombreux depuis celui que l’on connaît actuellement.

Urga est le premier connue mais constitue d’avantage d’une translitération russe du mot mongol (Örgöö). La capitale à son nouvel emplacement devint au 19ème siècle un centre commercial et administratif, situé sur la route du thé entre la Russie et la Chine. La population atteignait alors 50 000 habitants. Des temples (ou sum) et des monastères y furent érigés. Le plus célèbre encore en fonction est le monastère de Gandan, contruit dans les année 1840. Il est aujourd’hui possible de le visiter et constitue un des atraits de la capitale mongole.

En 1911, lorsque la Mongolie déclara son indépendance face à son voisin du sud, la Chine. La capitale fut appelé Niislel Khuree (Camps capital). La Mongolie proclama son autonomie en 1911 et la ville devint la capitale d'un régime théocratique dont le Bogdo-Gegen (8ème et dernière réincarnation du Dalai-Lama a être trouvé en Mongolie) était le monarque.

Les premiers essais de modernisation de la Mongolie y furent organisés. On tenta d’ouvrir des écoles laïcque mais le clergé encore très fort s’y opposa fortement. Après la mort du Bogdo-Gegen le 26 novembre 1924, Urga (Örgöö) resta la capitale de la Mongolie La théocratie fut abolie, la Mongolie devint une république populaire et il fut interdit de rechercher la réincarnation du Bogdo Gegen (Khan) en Mongolie.

La même année (1924) que sa mort, la capitale mongole fut définitivement appelée Oulan-Bator (Rouge héros) en l’honneur de la victoire du communisme et de l’indépendance de la Mongolie (face à la Chine seulement !!) En 1933, l’autonomie de la capitale mongole augmenta en se séparant de la province de Töv et en devenant l’unique municipalité du pays. Elle acquit de cette façon des pouvoirs que les provinces (ou Aimak) ont l’habitude de jouer.

À cet époque, la majorité des habitants vivaient dans des yourtes entourées de palissades de bois. L’urbanisation russe prit alors son envol pour donner à la capitale mongole son allure actuelle..

Les habitants furent transférés dans des immeubles, mais beaucoup conservèrent leurs yourtes et leurs animaux (on dénombrait plus de 3500 chevaux à Oulan-Bator). Ils préféraient retourner dans leurs anciennes demeures durant l'hiver. C'est à cette époque que la quasi-totalité des édifices religieux ont été rasés.

L'exode rural a contribué à maintenir l'existence de quartiers de yourtes, mais les habitants remplacant de plus en plus leur tentes par des cabanes en bois. L'enrichissement d'une petite partie de la population, grâce à l'économie de marché, entraîne la construction de maisons individuelles en dur. Le style d’Oulan-Bator est néanmoins en grand changement depuis les le début du nouveau millénaire. Les cafés et les petits bars sont de plus en plus présents.

 

KARAKORUM

Karakorum (muraille noire ou du nord) a été fondé en 1235 par Ogodei et occupée par ses successeurs jusqu'à ce que Kubilai Khan transfère sa capitale à Pékin. Elle fut la capitale de l'Empire Mongol et est située dans l'actuelle Mongolie.

Au XIII sI7CLE, gENGIS HAN a établi la domination des Mongols sur un immense empire qui s'étend du Pacifique à la mer Caspienne, et qui comprend les steppes de Mongolie, la Corée et la Chine du Nord, l'Asie centrale et l'Iran. Or, cet empire manque d'une capitale car les Mongols, nomades depuis toujours, n'ont pas de ville.

Gengis Khan meurt en 1227 et son fils Ogodei lui succède. Un des faits majeurs du règne d’Ogodei est la fondation d’une capitale. Le nouvel empereur veut imiter les peuples soumis et surtout offrir au monde l’image de la nouvelle puissance mongole, maîtresse du plus puissant Empire qu’ait alors connu l’histoire. En 1235, après avoir soumis les derniers peuples récalcitrants, Ogodei choisit le site de Karakorum en Mongolie. Le nom signifie « pierre noire » en turc. Sur la rive gauche de l’Orkhon, affluent de la Selenda, Karakorum est à un site très significatif : la ville est à quelques kilomètres de l’ancienne capitale ouïghoure Qara Balgassun (VIIIe siècle) et Gengis Khan y avait établi vers 1220 son camp de base, y laissant femmes et administration centrale durant ses campagnes militaires.

Ogodei édifie un mur tout autour de la ville, car c’était là le symbole de toute ville. Le mur ne protège guère la cité ; Marco Polo parle d’un simple remblai de terre et Guillaume de Rubrouck d’un mur de briques. Quatre portes s'ouvrent sur les quatre points cardinaux. Deux énormes statues de tortues en granit, avec des inscriptions en style sinisant, ornent la porte Est qui conduit vers la Chine. Karakorum est ouverte à tous les cultes et tous les peuples de l’Empire. D’ailleurs, il n’y a presque que des étrangers car les Mongols refusent la sédentarisation. Deux grands quartiers dominent : celui des Chinois et celui des Sarrasins, pour l’essentiel des artisans et artistes. La capitale mongole montre une grande qualité de vie. Les archéologues y ont repéré du chauffage par air chaud, des canaux d’irrigation et d’adduction d’eau. L’agriculture apparaît à proximité de la cité pour en nourrir les habitants, mais Karakorum dépend largement des importations agricoles venues de Chine. Mongka, le successeur d'Ogodei, fera ériger en 1256 dans la ville une immense stupa de cinq étages, haute de cent mètres, qui révèle les faveurs que les Mongols accordent au Boudhisme. Le monastère bouddhique de l'Erdene Zuu sera construit beaucoup plus tard, en 1585, non loin de la ville.

Le palais impérial est appelé Qarchi (« château ») par les Mongols ou Wan-an kung (palais des Mille Tranquillités) par les Chinois. Il s’élève au centre d’une cour qu’entourent plusieurs enceintes, la plus grande mesurant 200 mètres sur 225. Un tertre haut de 28 mètres accueille la yourte impériale. Le palais en lui-même adopte un plan basilical à cinq nefs, séparées par de gros piliers en bois. Le Gakhan siège au chevet, assis comme un dieu au-dessus des sujets grâce à deux escaliers qui le surélève. Mais au final, le palais mongol est bien simple en comparaison de l’immensité de l’Empire. Il traduit les premiers pas hésitants d’un peuple qui ignore encore tout de l’architecture et de l’urbanisme.

Karakorum ne sera jamais une grande capitale et, dès 1260, l'empereur mongol Kubilai Khan transfèrera à Pékin-Khanbaliq la capitale impériale.

 

DESERT DE GOBI

Le désert de Gobi est une vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie. Il englobe environ un tiers de la surface de la Mongolie. Le bassin désertique est délimité par les montagnes de l'Altai, la steppe de Mongolie, le plateau tibétain et la plaine du nord de la Chine. Au sens propre, le mot « gobi » (prononcé gov) désigne en mongol un territoire semi-aride (le désert est appelé tsöl).

Le Gobi s'étend sur 1600 km du sud-ouest au nord-est et sur 800 km du nord au sud. Sa superficie est estimée à 1 300 000 km², ce qui en fait l'un des plus grands déserts au monde. Contrairement aux images fréquemment associées aux déserts, le Gobi est davantage recouvert de pierres que de sable.

C'est la diversité des paysages qui retient l'attention lorsque l'on traverse le désert de Gobi. On y trouve de vastes plaines, d'imposantes chaînes de montagnes et aussi des dunes. Cette hétérogénéité des paysages donne au désert de Gobi des nuances de couleurs variant de l'ocre à l'or au vert des prairies flamboyantes. Le tout agrémenté d'un ciel bleu et d'un soleil brillant environ 250 jours par an. Mais temps ensoleillé ne rime pas forcément avec chaleur (voir climat).

Les seuls habitants que l'on peut apercevoir sont en fait des nomades qui se déplacent en chameau. Ils vivent en famille et dorment sous des yourtes, ces tentes blanches typiquement mongoles, fabriquées en bois et en peau de chameau. Par contre, c'est l'occasion unique de rencontrer des animaux rares. Il ne faut pas approcher un cheval de Przewalski, un léopard des neiges ou même un ours. Par contre, les moutons et les chèvres ont été domestiqués 

 

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